Je commence ce samedi avec un artiste et une salle que j’aime beaucoup : Christophe Willem au Théâtre Verdière. Et pour ses premières Franco, la tortue porte décidément bien son nom ==> retard de 30 min. La salle s’impatiente, commence à IMG_8772crier, applaudie toutes les 2 minutes et entonne même quelques chansons en attendant l’artiste. Finalement, le rideau s’ouvre et nous découvrons une scène surélevée, blanche, ronde, néons où un batteur et un musicien au synthé/ordi et autre matériel électronique attendent l’artiste. Et….. le voilà enfin !


Pied nue, jean et haut noir, bye bye le pull à rayures qui a fait chavirer les cœurs des téléspectateurs de la Nouvelle Star. Dès la première chanson (Allons Enfants) le ton est donné, ce ne sera pas vraiment un piano/voix. De la musiqueIMG_8779 électronique sur des textes bien pensés, qu’on aime ou pas, Christophe Willem fait lever les gens et ça fonctionne ! Un vrai show pour le plus grand plaisir de la salle bondée, limite trop petite. Entre les chansons, Christophe saute partout, va dans le public, les fait chanter, les fans sont ravies. Une mamie au premier rang connait par cœur le nouvel album alors qu’un groupe de jeunes au fond de la salle scande son amour pour lui. On peut dire que c’est réussi.

 

Retour sur le parking de Saint Jean D’Acre pour Fakear. Révélation de cette année, le jeune homme de Caen ouvre la soirée de la Grande Scène. Le normand d’une vingtaine d’année propose son troisième EP Sauvage entre rythmes psychédéliques et couleur Bollywoodienne, jolie performance. Et à Lune Rousse, le publicIMG_8784 ne peut pas s’empêcher de hurler. Morceau qui tourne en boucle à la radio. Fermez les yeux et s’envoler, c’est un peu son crédo à Fakear. Et on aime !

 

Crédit Photo : Julie Cerizay

 

Changement de décors et d’univers, retour à la scène Francofou. Je persiste et signe à vouloir découvrir la nouvelle scène rap. Et voici donc Sianna. Grande black, grosses lunettes casquettes et surtout un flow incroyable. Je suis assise dans l’herbe et je me teste. Si elle arrive à me lever, c’est gagné. Pas besoin d’attendre la fin de la première chanson, je suis déjà debout. Des textes un peu hard, à base de gros billets, de maison à Dubaï et de kalachnikov.IMG_8787

 

Pour elle “Les rappeurs sont comme les chanteurs de souk, toujours à chialer pour un rien” et pourtant, j’attends la chanson des premiers pas, celle où elle se dévoile un peu plus et la voilà : J’reste quand même. Elle vit sa vie simplement et comme elle l’entend, même si elle joue à la dur sur scène, on sens la fragilité dans son regard pétillant. Rafraîchissant !

 

Et nous revoilà à Saint Jean d’Acre. Mon podomètre à décidé de prendre des vacances et ne veut plus me dire combien de pas j’ai déjà fait dans la journée. Il est 22h et je me faufile dans la fosse pour découvrir The Do. Ce n’est pas encore “Despair, Hangover et Ecstasy” dans le public mais nous y sommes pas loin… Olivia saute partout, prend la scène à bras le corps et ses fans lui rendent bien : la chanteuse se penche un peu et atterrie dans le public qui veut la garder. Moment mignon et bien rigolo pour la chanteuse mais la sécurité veille. Elle nous présente son nouvel album “Shake Shook Shaken”. Habillée en combinaison noir à paillettes et des baskets blanches et noires griffées The Do, la franco-finlandaise nous délecte de sa voix enfantine. Quatre musiciens avec elle et bien sûr Dan Levy qui la regarde telle un ange enchanteur. La magie opère…

 

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Je commence à fatiguée et me pose au Patio (phrase très superficielle mais importante pour la suite!), il n’y a plus de Spritz Aperol au bar et je me dis que ce samedi va finir en eau de boudin… Après une attente non définie, je repars avec une caipirinha et me pose sur la terrasse. Arrive le tour de Selah Sue. J’aime beaucoup et pourtant, je n’y arrive pas. Je reste sur ma banquette à chanter, Alone, et je me dis que ma première impression était la bonne : Selah Sue fait partie des artistes que je veux garder pour moi, je ne veux pas la voir sur une grande scène face à des milliers de personnes, je la veux intime, que sa voix envoûtante me coupe du monde extérieur, qu’elle se balade dans mes oreilles au grès de mes humeurs et que ce magnifique nouvel album reste une perle secrète invisible aux yeux des profanes.